Awards and reconaissances

  • Chevalier de la Légion d'honneur
  • Croix de guerre 1939-1945 with star
  • Resistance Medal
  • Combatant cross
  • Volunteer combatant cross
  • Volunteer resistance combatant cross

                                          B
    ibliography
    • Rispal, Manuel. Billom, 1941-1943: Résistance, Adrien Pommier, Jacques Meunier, Maquis D'Isserteaux, Rafles De Décembre 1943, Fusillés Du 92, Crimes De Guerre Nazis, Déportation: Dans L'est Du Puy-de-Dôme. Ytrac: Éd. Authrefois, 2013. Print.

    • Rispal, Manuel. Tout Un Monde Au Mont-Mouchet: 1940-1945. Ytrac (15130): Éd. Authrefois, 2014. Print.
    • La Montagne [Clermont Ferrand] 1972: n. pag. Print.

    ETATS DE SERVICES MILITAIRE

    Adrien Pommier alias Arthur alias Hoche

    Né le 14 Septembre 1919 à St Dier Puy de Dôme


    ETAT SIGNALITIQUE DES SERVICES

     

    1939     Tentative d’engagement pour la cavalerie, refus des autorités ordre d’attendre mon appel,
    adhésion volontaire au 5e bureau sous les ordres du Capitaine CHABRILLAT, Service de
    Renseignements.


    1940     
    Mobilisé au 28e Dépôt de Guerre du Génie transmissions à Montpellier « Citadelle
    Quartier JOFFRE », pelotons et prise de contact avec le Lieutenant Renard du 5e Bureau. 
    Armistice et tentative à Sète de rejoindre l’AFN, échec. Réforme organisée et retour en 
    Auvergne


    1941
         Prise de contact avec un agent d’origine alsacienne Mr Klein Bd Gergovia à Clermont Ferrand, fourniture de renseignements concernant le canton de Billom, et le personnel militaire et civil de l’E.M.P. présenté par Mr. Klein à Henry Ingrand alias Mazieres puis Rouvre, Commissaire de la république à Clermont Ferrand après la Libération, chargé par ce dernier d’organiser sur le canton de Billom, les premiers groupes de résistance, avec adhésion au gouvement «COMBAT», diffusion de journaux, de tracts, étude des réactions rapports, fournitures de renseignements. Organisation du recrutement de cadres à l’EMP de Billom Adhésions assez limitées. Presque totalité des Sous-Officiers, les premiers Adjudants Veillot lequel a terminé sa carrière comme capitaine d’active le second Bertrand qui a pris sa retraite comme commandant d’active. Un seul Officier, capitaine Mangeot lequel a continué à servir et a  terminé je crois comme colonel ou général. Deux professeurs de l’EMP, Brousse et Gauthier fin 1941 effectif de 60 environ avec système pyramidal sizaines, trentaines etc...Prise de contact avec Bing alias « Andre »

     

    1942     Par l’intermédiaire d’Andre mise en rapport avec Chappat alias Christophe et  Djénane rue Blatin sous-sol, plusieurs contacts et missions contact avec le premier Chef Départemental «Jacques Meunier» alias Desaix puis Marc. Premiers transports d’armes en provenance d’Angletere. Mitraillettes Sten, grenades Mills, pistolets, explosifs plastic 808 avec détonateurs, etc. …Première entrevue avec notre chef national Dejussieu alias Félicien puis Pontcarral lequel me baptisait de mon premier pseudonyme «Arthur». Organisation et préparation de dépôts clandestins permettant de recevoir et transiter des armes  et du matériel de guerre, dépôts qui furent tres Importants et sauvèrent la ville de Billom. Ces dépôts furent préparés dans le plus grand secret dans des grottes souterraines, que peu de personnes connaissent, même à l’heure actuelle, et il faudrait des pages pour en parler. Mise en place et organisation des cantons voisins : St Dier – Cunlhat – Courpier – Lesoux. Prise de contact avec le Colonel Garcy alias «Gaston» que je connaissais personnellement depuis mon enfance car il avait commandé l’E.M.P de Billom. Adhésion à l’O.R.A par l’intermédiaire de Christophe prise de contact avec le Commandant major Debenedetti  ayant pris sa retraite comme general, commandant le service de santé. Soustraction au service de la fameuse «Releve» d’une partie des appelés qui voulaient accepter de servir dans la clandestinité, avec organisation de centres de triage, et organisation  des premiers camps. Récupération, remise en état de toutes les armes susceptibles d’être utilisées.  Fin 1942 prise de contact par l’intermédiaire d’Andre avec le nouveau chef départemental Emile Coulaudon alias « Colt» puis « Gaspard», colonel F.F.I. Puis ce fut le S.T.O et organisation des transports de réfractaires sur d’autres secteurs, avec Réception Triage de Réfractaires en provenance d’autres régions et en particulier d’Alsace – Lorraine – Orléans – Bordeaux – sud est et sud-ouest. Fin 1942 Les effectifs Résistants étaient de 290 sur le secteur de mon autorité et de 40 hommes  dans les camps.

     

     

    1943 
    O.R.A
                 Récupération d’un dépôt de véhicules militaires camouflés au château des moulins comprenant    
                           2 gros camions porte chars « Renault» 2 gros camions ateliers même marque, 1 camion us
                           with de 5 tonnes, 1 camion Berliet de 2.5t, 2 voitures 402 b légères Peugeot.

    COMBAT       Enlèvement de matériel de transmission entreposé à l’e.m.p de billom comprenant 
                           5xer17, 4xer22, 2xer19, avec ragonnots, batteries, postes téléphoniques de campagnes,   
                           fils en bobines, isolateurs, antennes, etc. .. environ 3 tonnes

    O.R.A             Récupération d’un petit dépôt d’armes comprenant, 25 mousquetons, 5 f.m. et 2 
                           mitrailleuses hotchkiss avec munitions. 

    M.U.R             Nommé chef d’arrondissement, et prise de contact par l’intermédiaire d’andre
                            avec les responsables des mouvements de resistance « Liberation» & 
                            F.T.P.F, lesquels me considéraient comme un dangereux collaborateur. Beaucoup de 
                            surprise de leur part et beaucoup de difficultés pour arriver à les prendre en main.

    M.U.R              Participation à l’enlèvement d’un important dépôt d’essence, huile, etc. … sous les 
                            ordres de Gaspard de mon secteur, 2 camions et une légère pour 8000 litres 
                            d’essence d’avion ; je crois que la totalité enlevée fut de 60.000 litres, et ce au château 
                            d’Authezat p-d-p ; création et ventilation dans l’arrondissement de nombreux dépôts 
                            de 200-300-600 litres.

    D.G.E.R           Contacté par Lucie Tournayre alias « Bernadette » laquelle me mettait en 
                            rapport avec « guerre » lequel travaillait sous les ordres du général des Transmissions
                            « Gilson », et avec le général d’aviation x Cochet.

    O.R.A              Enlèvement remise en état des armes entreposées. Vic le comte sous les ordres du 
                            colonel Garcy « Gaston » 85 mitrailleuses Hotchkiss – 150 f.m. 300 mousquetons ou
                            fusils, 20 pm M.A.S ; transfert de ce dépôt au moulin de Pichou  commune de Montmaurin
                            près Billom. Vérification des armes, et remise en état par 2 armuriers de l’armée 
                            camouflés à Isserteaux, transfert de ces armes sur les différents  cantons ; manquaient les           
                            chargeurs des F.M

    O.R.A              Dépôt au Theillet (propriété de mon grand-père), 1 camion porte chars mitraillettes 
                            US Thomson – grenade – pistolets et revolvers colt et Fn.

    C.O.P.A           Recherche et étude de terrains de parachutages régions de Billom et Cunlhat. visite 
                            de ces terrains par un envoyé spécial.

    M.U.R              Réception du colonel Mondange alias « Thomas » ancien commandant de 
                            l’E.M.P de Billom et ami de ma famille qui adhérait par mon intermédiaire au M.U.R 
                            et devait par la suite commander le réduit de la Truyere.
    D.G.E.R           Mission de renseignements avec «Bernadette» Lucie Tournayre sur les usines 
                            Michelin sur la base d’Aulnat occupée par l’aviation allemande, et sur les ateliers de  
                            réparation.
    C.O.P.A           Prise de contact avec le responsable régional de ce service, Maurice Bayle, alias 
                            « Philippe » et sous ses ordres, réception et enlèvement d’un parachutage au 
                            Mayet de montagne à côté de Vichy ; réussite tirée par les cheveux étant donné la venue  
                            des allemands quelques minutes après l’enlèvement complet du matériel. 
    O.R.A              Enlèvement d’un dépôt de 2 motos « René Gillet » et 2 voitures 402 BL remise en 
                            état.

    D.G.E.R           R6 mission de renseignements avec «Bernadette» Lucie Tournayre sur les 
                            effectifs de l’armée allemande à Clermont Ferrand et sur les usines « Michelin »

     

    M.U.R             Transfert d’une partie du dépôt de matériel d’optique de vice le comte avec 
                            ventilation sur l’arrondissement.

    M.U.R              Organisation d’un groupe important au camp des travailleurs étrangers du 
                            gouvernement de Vichy et situé à Billom (ancienne usine Bourgis) 4 sizaines sous 
                            les ordres du chef que j’avais choisi « Luis Moreno » ; renseignements importants 
                            transmis par le canal de « Bernadette ». 
    D.G.E.R           R6 présentation de « Bernadette » à un général appartenant au gouvernement de 
                            vichy et dont j’ai toujours ignoré le nom.
    O.R.A              Enlèvement dans les sous-sols de la poste place Gaillard à Clermont Ferrand de 6 gros 
                            émetteurs récepteurs avec antennes, batteries, etc… à 11 heures du matin nous 
                            chargions dans la même cour ou les allemands chargeaient du matériel secondaire.
    M.U.R             Réception (chez mes parents) d’un équipage d’un avion de la R.A.F descendu par les 
                            allemands, et organisation de leur rapatriement par l’Espagne.

    M.U.R             reconnaissance et assurance de complicités aux dépôts des chantiers de 
                            Vertaizon gare, préparation de l’enlèvement de ce dépôt.

    O.R.A              transmissions. Enlèvement au petit Peignât d’un dépôt de matériel des 
                            transmissions, téléphonique et ventilation sur mon secteur.

    M.U.R             Récupération d’un fort dépôt de chargeurs de fm et de bandes de mitrailleuses avec 
                            caisses de munitions.
    O.R.A              Transmissions. le 28/09/1943, reconnaissance sur la ferme de Rapine près 
                            Lezoux entre cette ville et Thiers lieux, occupés et gardés par les allemands.
                            entrepôt de 50 tonnes environ comprenant emetteurs, récepteurs, groupes 
                            électrogènes, etc… avec 10 camions état neuf et autant de voitures légères. relève des 
                            lieux des postes de garde, horaire des relèves de sentinelles, etc…

    C.O.P.A           Sous les ordres de bayle Maurice alias « Philippe » parachutage à st gènes la 
                            Tourette. Réception des armes et transport sur les secteurs de st Dier et cunlhat.

    M.U.R              Le 08/10/1943, enlèvement du dépôt des chantiers de jeunesse de Vertaizon que les 
                            allemands devaient charger sur wagons quelques jours après. neutralisation du 
                            service de garde G.M.R assurant la protection de ce dépôt vêtements, blousons de 
                            cuir, pantalons, sous-vêtements canadiens, treillis, chemises, chaussettes, brodequins,
                            chaussures de montagne et de ski, couvertures, gants, moufles, etc… le tout représentait                    
                            environ 50 tonnes ayant nécessité 8 gros camions, 1 camionnette, 2 légères. la même nuit  
                            expédition sur la ferme de rapine avec 30 hommes, 1 camion de 3 tonnes et une voiture
                            légère que je conduisais moi-même, qui éclairait la route en avant du camion. Avant la
                            gendarmerie de Lezoux nous tombions sur un premier puis un deuxième barrage         
                            d’allemands avec 4 mitrailleuses, ils venaient de prendre position et n’avaient pas encore
                            posé les herses habituelles. Effectifs allemands 40 hommes environ, tir déclenche des         
                            deux côtés, nos véhicules franchirent ; la voiture de protection les deux barrages : notre
                            côté pas un blessé, côté allemand 5 morts, 6 blessés dont 3 gravement. Voiture de
                            couverture plus de 100 impacts de balles, plus une glace, plus de radiateur, pas un pneu
                            touché. Le camion a pu faire demi-tour sous le feu de l’ennemi avec 1 mort, 1 blessé
                            grave (Stern alias Auguste), 2 blessés légers. (Stern alias Auguste), grièvement blessé
                            fut fait prisonnier malgré sa tentative courageuse d’échapper aux allemands, il fut pris le
                            lendemain et amené à Thiers où gaspard organisa son enlèvement, il fut opéré à Riom et              
                            me rejoignait aux Pralons en 1944. peuvent en témoigner car encore et heureusement
                            vivants :Charles Barbarin 7 square desaix paris xve tel : seg 82-26 alias Armand;  Jean  
                            Claude Stern
    4 rue pierre Guérin paris XVIe tel : aut 95-03 alias Auguste

    M.U.R.             Ventilation des dépôts constitués et réception de nombreux parachutages : réception 
                            de très nombreux réfractaires avec triage et organisation de nouveaux camps.
    M.U.R              Mise à l’abri de la gravière commune de Mauzun du colonel d’active Mondange 
                            dit Thomas. le 05/12/1943 avec mon ami et second Pierre Pottier alias 
                            Athos nous transportions des armes et munitions à des groupes de maquis à Mauzun 
                            et Montmaurin. traction avant bourrée d’armes, passions 2 barrages allemands grâce à 
                            l’ausweis qu’il avait pu obtenir des autorités occupantes.

     

    M.U.R             Le 10 décembre j’étais informé par Fernoel que la gestapo détenait 4 noms réels 
                            avec pseudonymes dans l’ordre Pommier PottierCohalion Guillon
                            et l’importance des dépôts. Je donnais immédiatement l’ordre formel aux 
                            responsables cités de ne plus coucher à leurs domiciles respectifs.

     

    15 Décembre 1943  Réunion de l’EM de l’arrondissement avec maintien formel de l’ordre donné 
                            le 10, nous fûmes sur le point de prendre et descendre Mlle Brandt dite la 
                            Panthère, fille d’un général allemand et Ober lieutenant à la gestapo.

     

    16/12/1943      Trop célèbre date, la petite ville de Billom est cernée par l’armée allemande à 6 
                            heures du matin avec SS et Gestapo en force, je réussissais par miracle à échapper 
                            à leurs recherches ainsi que Fernand Guillon, nos têtes étaient mises à prix 
                            (cela ne leur coûtait pas cher) 500.000 frs le matin, 1.000.000 le soir, et ceci fût 
                             affiché à la mairie de Billom. Mes parents échappèrent aussi, prévenus par 
                            Marchitrovitch pseudonyme Marchetrovite ancien chauffeur de l’ambassadeur de   
                            pologne en 1939. Triste bilan 167 arrestations – 112 déportés – 22 de mes amis fusillés             
                            au 92e RI le 20/12/43. Malgré toutes leurs fouilles & interrogatoires les allemands  
                            n’ont pas trouvé une seule arme. Pierre Pottier alias «Athos» qui connaissait comme  
                            moi-même tous les dépôts fût terriblement torture et n’a pas lâché un mot. Malgré toutes  
                            mes interventions et j’en ai honte il méritait bien à titre posthume au moins la Légion     
                            d’honneur.
                            Grâce à de vrais résistants de mon secteur, j’ai pu sauver mon père et ma mère et je 
                            quittais billom le 20/12/43 pour rejoindre les maquis des monts du forez.
                            a la date du 16/12/43 les effectifs sous mon contrôle se montaient à environ 800 
                            résistants et 150 réfractaires.

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    22/12/43           Je rejoins le Brugeron puis le col du Beal (pierre sur haute) regroupant et organisant 
                            dans la montagne des groupes entraînés et encadrés. Nous occupions des burons dit
                            « Jasseries », en dessous du Puy Gros à environ 1400 mètres d’altitude, neige 2m50 à 3             
                            mètres, température de -20° à -35°.

     

    Janvier 44       Prise de contact avec un groupe de F.T.P situé également dans un buron mais sur la 
                            crête à environ 3 kms de notre camp. Établissons une ligne téléphonique de campagne 
                            entre ce groupe et le nôtre, afin de pouvoir nous prévenir et nous porter assistance
                            mutuelle. Réception, entraînement, encadrement de nombreux réfractaires : ravitaillement 
                            difficile et très dur.

     

    Fevrier 44       Attaque des groupes par des G.M.R sans aucun risque pour nous, les armes gelaient et nous occupions des positions inaccessibles pour eux. Perte d’un homme par angine  phlegmoneuse; Aucun docteur n’ayant voulu se déranger étant donné le temps effroyable, je descendais moi-même au Brugeron et voyais le curé, ancien combattant de 14/18 et infirmier, avec lequel nous étions en bonnes relations, il n’a pas hésité malgré son Age avancé à me suivre alors qu’il ne savait pas se servir des skis que j’avais apporté pour lui, seul moyen d’atteindre le camp ; partis tous les deux à 19 heures du brugeron nous arrivions au camp après mille difficultés, dans une tempête terrible, où nous ne pouvions nous diriger qu’à la boussole, à 6 heures du matin ; le petit gars venait de rendre son dernier soupir, avec son mousqueton dans ses bras.

     

    Mars 1944     Sur ordre de l’EM régional de faire mouvement sur st Dier, départ avec élément  précurseur jusqu’à Domaize pour préparer l’arrivée des groupes. Nombreux contacts avec des éléments que je connaissais, convocation de l’EM régional au-dessus de Champeix assistaient à cette réunion GaspardPrince – Laurent - & Tondeuse officier français parachuté responsable du « plan vert ». revenant à Domaize lieudit « la Gonnerie » j’étais prévenu à 6 heures du matin par Mr. Aquin directeur de l’usine hydroélectrique de Sauviat qui appartenait à la résistance qu’au cours de la nuit un « Lancaster » touché par la D.C.A et en difficulté avait largué tout son chargement de parachutes et containers dans la vallée de la dore, les allemands prévenus par les gardes voies avaient envoyé 
    sur les lieux une compagnie. Aidé par mon père et deux jeunes résistants nous arrivions à sauver 6 containers armes – grenades – explosifs et accessoires – munitions. Arrivée des groupes et d’autres volontaires. Installation au lieudit Praslong près de st Dier. Récupération de Stern alias « Auguste », réorganisation de nouveaux groupes ; effectifs 60 environ.

     

    Avril 1944    Je reçois l’ordre de me rendre avec tous mes hommes à Vinhaut (hte Loire) remise en route du camion porte chars Renault dit « la bétaillère » camouflé à côté de st Dier. Trajet fort mouvementé avec panne de carburant en croisant une colonne motorisée allemande au lieudit « le Babory » arrivons à rejoindre Vinhaut, organisation de fermes en centre de triage et départ pour Clavières. Nommé provisoirement capitaine, commandant la 4e compagnie du réduit du mont mouchet. Organisation d’un centre d’accueil et de triage : furent servis jusqu’à 800 repas par jour. Réception de l’EM interallié : par ordre de l’EM effectifs trop élevés unité coupée en deux, une partie devient la 7e Cie, et mon lieutenant      Paul Coupas en prend le commandement comme capitaine, « Auguste » prend le commandement de la Cie de transmissions.

     

    Mai 1944         La 4e Cie maintenant 176 hommes et dotée d’un armement plus important par rapport aux autres unités ; La mission interalliés restant en subsistance à la 4e cie présentation ; Par cette mission de nouvelles armes avec instruction piat genre d’arbalète lance torpilles – bazooka, arme anti chars torpilles à charge de plastic charge creuse. Carabines US Underwood et Remington – mitrailleuses Browning, grenades etc., … entraînement des hommes et établissement de positions bien préparées.

     

    Juin 1944       Les 9-10-11 juin attaque massive des allemands; La 4ème ayant pour mission de  défendre le plateau du Tennezère et Clavières – Machot – la Brugère – Estubertesse. La compagnie tint tête durant ces 3 jours à des forces ennemies très supérieures appuyées par des blindés (Das Reich) et de l’artillerie chars avec canons de 88 mm : combats très  violents. Pertes dans mon unité : 11 morts, 15 blessés graves, 10 blessés légers. Côté allemand pertes sures 1 officier de char, 5 sous-officiers, 1 char détruit avec tout son  équipage, une vingtaine de morts et x blessés.

     

    12 juin     Dans la nuit du 11 au 12 notre unité est complètement encerclée sur le plateau du  Tennezère, notre agents de liaison tués aucun ordre de repli ; Nous sommes soumis à un bombardement d’artillerie, les unités voisines se repliant avaient par les  fuyards abandonné de grandes quantités d’armes et de munitions ; l’effectif de la 4ème ne comportait plus que 120 hommes et nous récupérions toutes les armes et munitions qui correspondaient presque à l’armement de 2 compagnies. Nous récupérions également une section du corps franc Eloi commandé par le Sous-lieutenant Petit Jean  par une faille étroite large de 200 mètres environ et inaccessible sur la carte d’état-major     nous arrivions à décrocher sans que l’ennemi s’en rende compte. Ordre fut donné d’abandonner sacs, toutes affaires personnelles pour transporter armes & munitions : Les positions restaient occupées par des silhouettes et l’arrière garde qui tiraillait afin de donner l’impression à l’ennemi que les positions étaient toujours  occupées. Repli par marches de nuit et reprise de contact par liaison avec l’EM de 
    Chaudes-Aigues ; apprenant le désastre de ce nouveau réduit, nous nous dirigions sur les monts du forez par marches de nuit avec des étapes de 40 et 50 kms et nous arrivions à st Amand Roche Savine où l’unité fut réorganisée en 4e corps franc.

     

    12 juillet 1944 Attaque d’un détachement allemand par une section du 4e cf. côté allemand 3  voitures légères détruites, 1 tué et blessés, notre côté 1 mort, 3 blessés légers.

     

    1er Août 1944 Combats des Amouilloux, le bois de Mauchet st Eloy la glacière mission  interdire aux allemands l’accès sur Ambert : à 8h du matin attaque d’une importante colonne allemande motorisée que nous attendions avec la tactique de guérilla que j’avais préconisée au mont mouchet et qui ne fut pas adoptée par  l’EM, laquelle nous réussissait pleinement. Destruction de leurs 2 camions citernes de  carburant, d’une AML, d’un camion de transport troupe et occupants. Côté allemand 30 tués surs très nombreux blessés : Notre côté 3 morts, 6 blessés, 2 voitures légères. Les allemands se replièrent faute de carburant.

    19-20-21-22 Août 1944 j’assure le commandement de toutes les forces de la 14ème zone  comprenant 4e CF – 5e CIE FFI – 3E CIE FFI – 1E CIE FTPF effectifs 400 environ, attaque d’une colonne allemande, représentant la garnison du puy hte Loire. Destruction par les deux groupes, sabotage du  4e CF de ponts importants route et voie ferrée, pour obliger l’ennemi à suivre l’itinéraire sur lequel nous l’attendions,  avec la même tactique d’accrochages violents, de décrochages et reprises de positions alternées. A court de carburant le 20 août, je donnais l’ordre à mon lieutenant Dumahut  « Hughes » auquel je confiais la section d’élite du 4e cf. de descendre à roche a Moliere (loire), et enlever tout le carburant synthétique benzol tiré de la houille pour les allemands, le 22 au matin il ramenait 3 camions allemands et 20.000 litres de benzol : plus une auto mitrailleuse volkswagen avec 2 moteurs avant et arrière et 2 mitrailleuses lourdes avec munitions. Dans l’après-midi du 22 août, 2 compagnies FFI de la Loire sous les ordres du commandant Marret prenaient position au nord d’Estivareilles et barraient le passage en direction de st Etienne ; le ctd Marret prenait contact avec moi par son officier de liaison : la colonne allemande était complètement bloquée et encerclée. le 22 au soir je passais le commandement à mon lieutenant « Hugues » et accompagné dans la première voiture par lieutenant Yves, adjudant Rene, sergent Samy sergent-chef Jose  interprète deuxième voiture lt Duroure, lt Marc, sr du bataillon, st chef Alix et st chef Arthur, nous nous sommes  rendus aux avants postes de la 2e section du 4e cf ou nous avons désarmés par surprise une soixantaine d’hommes de l’arrière garde de la colonne. Grace a Jose interprète je suis rentré en contact avec Justin un officier allemand, lequel mettait à ma disposition une voiture et un chauffeur allemand pour joindre le PC du colonel allemand qui commandait  la colonne et se trouvait à  environ 2 ou 3 kms. Nous étions dans un bois, et dans les phares je voyais une unité  allemande complètement désemparée. Reçu par le colonel allemand, je lui demandais de capituler, il croyait sincèrement que les forces qui l’encerclaient comptaient au moins 2000 hommes, qu’il avait des  ordres de ne jamais se rendre à des unités non régulières : Je lui donnais ma parole que 
    les prisonniers seraient respectés, et que je n’étais qu’un jeune officier subalterne sous les ordres d’un colonel d’active ce qui était exact. Il me demandait 2 heures de réflexion et réunissait ses officiers et le matin à 7 heures il me donnait sa réponse, il capitulait, j’avisais immédiatement par agents de liaison, 
    mon commandant de zone le chef d’escadron Pinchon alias «D’anjou» lequel me laissait toute autorité concernant les conditions de capitulation qu’il est trop long de relater dans ce résumé. resultats : pertes infligées à l’ennemi 83 tués, 35 blessés graves, 22 blessés légers prisonniers revenant au bataillon que je commandais 600 avec le colonel, 2 commandants et tous officiers et sous-officiers. materiel pris à l’ennemi : 8 camions, 6 camionnettes, 12 voitures légères, 6 motos, 1 camion-citerne - et gros stock de jerricanes de 20 litres le tout environ 20.000 litres d’essence. 30 chevaux – canons – mortiers – mitrailleuses légères et lourdes FM –mitraillettes – pistolets – grenades – explosifs et munitions – fusils et équipements ; le tout, sans les véhicules détruits au nombre de 5, représentait plus de 500 tonnes. Ceci fut l’objet d’une citation de mon chef de bataillon pour légion d’honneur transmise à l’E.M.R et mise de côté par ce dernier. Pertes 4 blessés 4e Cie.

     

    24/08/1944 Engagement de la 1ère section du 4e cf. avec un détachement allemand, 1 blessé de part et d’autre.

     

    26 août 1944 Thiers (PDD) 4e cf. appelé en renfort pour épauler et dégager les unités F.T.P engagées contre la garnison de cette petite ville, attaque de diversion effectuée en mouvement tournant sur le flanc gauche de l’ennemi, lequel n’avait aucune voie d’issue car la route sur Vichy était bloquée par la Cie de « Victoire » accompagné personnellement d’un officier allemand interprète « justin » fait prisonnier à  Estivareilles, je me rendais à l’E.M allemand et obtenait la capitulation. Beaucoup de détails mériteraient d’être exposés car Justin me sauva la vie dans la remontée de l’allée à Thiers. Pertes infliges à l’ennemi par le 4e cf tués 20, blessés 15, prisonniers 60, 40 tonnes de matériels nous revenant de notre côté, 4e cf, 2 blessés.

     

    8-9-10-11 septembre 1944 J’assure le commandement du 2e bataillon de la colonne rapide n°3. Prise de Lyon quartier Perrache en liaison le 9 avec la 1ère armée. Pertes escomptées côté allemand : 20 tués et nombreux blessés, camions détruits 3 et 2 voitures légères. Côté bataillon n°2, 4 morts dont 2 au 4e cf., 3 blessés graves et 6 légers. Perte de 2 voitures légères et un camion. Réception par le général Delattre à son QG félicitations de ce dernier et offre d’incorporer mon unité à la 1ère armée après autorisation de l’EM de la XIIIe région à Clermont Ferrand. Refus de ce dernier, retour à Clermont Ferrand. Dissolution du 4e cf. et mon affectation à la 944e Cie de transmissions.

     

     

     References/Citations:

     

    Comité Départemental de Liaison des Associations d'Anciens Combattants du Rhône
    http://sv69.e-monsite.com/pages/articles-39-45/le-maquis-du-mont-mouchet.html
    Mont-Mouchet:
    Le 10 juin , les allemands attaquent avec 3 000 hommes dont certains venaient de Saint-Flour,Brioude et du Puy. Parmi ces renforts, se trouvent des Azéris de Saint-Flour et des Ukraino-Tatars du Puy. Pendant toute la journée du 10 juin ont lieu de violents combats. A Clavières, les allemands sont arrêtés par 3ème, 4ème et 9ème compagnies. Leurs blindés, des chars légers et des automitrailleuses, progressent lentement, mais l’infanterie ne peut suivre. Quelques véhicules sont détruits par nos bazookas et nos armes automatiques. Au carrefour de Pinols,l’attaque est stoppée par le corps -francs des truands et par les 10ème, 11ème et 14ème compagnies qui détruisent plusieurs véhicules chargés de soldats ennemis. A La Vachellerie (secteur de Saugues), une centaine de véhicules est pris à partie par une section de gendarmes et des éléments des 33ème et 34ème compagnie renforcés par des éléments de la 12ème compagnie. La bataille est intense pendant toute la journée .

    French government website in English
    http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/en/maquis-du-mont-mouchet 
    On 10 June, between 2,800 and 3,000 men were lined up on the German side: the 2,000 soldiers sent were reinforced by companies from Saint-Flour, Brioude and Le Puy. These reinforcements included 6 Volga Tatar companies: 3 Azeri companies from Saint Flour and 3 Ukraino-Tatar companies from Le Puy, for a total of 900 men. There was fierce fighting throughout the day of 10 June. At Clavières, the Germans were halted by the 3rd, 4th and 9th Companies.

    Livre d'OR édité par les anciens maquisards et  résistants de la B.D.F. Chamalières et Vic-le-Comte en hommage à leurs morts glorieux
    http://www.anac-fr.com/2gm/2gm_36.htm
    Le 10 juin, 1'Etat-Major fait savoir qu'une division allemande venant de Clermont par Brioude et Lavouthe-Chilhac, monte attaquer le Mont-Mouchet. A 6 heures du matin rassemblement de la Compagnie pour aller prendre position à Clavières en contournant le Mont-Mouchet par les bois. Nous arrivons aux abords de Clavières vers 11 heures, les colonnes blindées allemandes ont été arrêtées, 60 véhicules ont été accrochés par les 3e et 4e Compagnies à Clavières, 100 à Saugues par les compagnies de la Haute-Loire et la 12e. Les Truands ont soutenu à 34 un combat contre une colonne entière. Au soir, pour la 2e fois les Allemands se retirent. Ils ont incendié Ruines et Clavières et se sont livrés à un véritable carnage fusillant femmes, vieillards, enfants. Le maire de Clavières qui voulait éviter ce massacre s'est présenté avec un drapeau blanc, il a été fusillé.

    16 décembre 1943 : rafle de Billom

    Le matin du 16 décembre 1943, Hugo Geissler, à la recherche du PC desMUR, déclenche une vaste opération punitive sur Billom. Deux mille homes sont réquisitionnés, membres de la Gestapo de Vichy, de Clermont-Ferrand, un bataillon de la Feldgendarmerie de Gannat et des unités motorisées allemandes

    de Clermont. La ville de Billom est occupée en totalité, les résistants n’ont pas d’échappatoire. Geissler arrête 200 personnes parmi lesquelles se trouvent quelques dirigeants locaux des MUR. Il saisit également une grosse quantité d’armes et de munitions. Les résistants arrêtés seront conduits dans

    un des bâtiments de l’ancienne caserne du 92e, certains sont fusillés sans même

    subir d’interrogatoire.G. Lévy et F. Cordet dans A nous Auvergne

     

    Bénéficiaires. Attributions.                                                   La Médaille de la Résistance

    La Médaille de la Résistance est décernée par le Chef de la France combattante aux personnes et collectivités françaises qui ont, aux termes de l'ordonnance du 9 février 1943 :
    1°- pris une part effective et exemplaire à la résistance contre l'envahisseur et ses complices sur le territoire national ;
    2°- pris une part effective et importante au ralliement de territoires français à la France combattante ou rendu des services signalés dans l'effort de guerre de ces territoires ;
    3°- joué un rôle éminent dans l'action des organisations de la France combattante à l'étranger ou dans la propagande destinée à grouper et à soutenir les forces de résistance ;
    4°- rallié des troupes, des navires ou des avions dans des conditions exceptionnelles de difficulté ou de danger ;
    5°- rejoint les forces françaises libres dans des conditions particulièrement dangereuses et méritoires."